02 mars 2008

Notre constat:

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2Notre Constat de la Situation du Canton Sud :

12416 habitants au dernier recensement.

Cette population est en augmentation et une zone urbaine dense remplace des maisons individuelles  ou des zones vertes.

On construit de façon aléatoire sans accompagner cette densification par une politique urbaine adaptée. On ne tient pas compte des besoins de places de stationnement supplémentaires, d’espaces verts, de transports collectifs, de trottoirs, de sécurité.

Ce quartier devient une zone dortoir, les commerces ferment les uns après les autres, les marchés se réduisent de plus en plus.

                                   I.            les déplacements urbains :

1.       Le stationnement :

Pas de places pour les habitants du quartier de la gare car les places sont prises par les usagers de la SNCF qui ne veulent pas payer leur place au parking de la gare.

Pas de place pour les habitants du quartier des facs car les étudiants cherchent des places gratuites dans leur secteur.

Pas de place pour les commerces qui ne peuvent accueillir convenablement leurs clients et qui de ce fait ferment les uns après les autres.

2.       La fluidité des axes :

Rue Anatole France : très gros trafic de sortie principale de la ville.

Rue de la Pradelle : vitesse élevée au niveau du passage sous la voie ferrée utilisé par des enfants.

Rue de l’Oradou très gros trafic, bouchons aux heures de pointe.

Rue Clément Ader : bloquée par un camion privé depuis des mois.

  1. Les transports en commun :

Le Tram qui a coûté au bas mot 455 millions d’euros, ne passe pas par la gare, ce qui est un non sens et s’oppose à ce qui était préconisé dans l’étude du PDU. Il ne passe pas non plus dans le Canton Sud et on ne constate pas plus de bus. Au contraire, une ligne a même été supprimée dans le quartier de La Pradelle! Des lignes ont été remplacées au moment de la mise en place du Tram, de même que leurs destinations, les habitants doivent donc changer leurs habitudes de médecins, de commerçants…Ou bien marcher, ce qu’ils font, mais n’est pas possible pour tous. De plus, les fréquences sont trop faibles et mal adaptées.

  1. Les dangers de la circulation :

Le passage sous la voie de chemin de fer, rue de la Pradelle,  se fait à double sens alors qu’il n’y a qu’une voie très étroite:pour les véhicules, les piétons, et les 2 roues ; il faut le réserver aux piétons.

Il n’y a pas de pistes cyclables aux abords du groupe scolaire Paul Bert et vers le collège de l’Oradou.

La vitesse des véhicules y est trop élevée, il faut la faire contrôler, mettre en place des ralentisseurs, des panneaux de rappel de limitations, des zones protégées pour les piétons, des pistes cyclables.

Il n’y a pas de place de stationnement devant l’école Paul Bert.

Certaines rues ne sont pas éclairées (ex : rue René Soulet ou rue des Puys où l’éclairage est en place mais ne fonctionne pas).

Il n’y a pas non plus de trottoirs dans certaines rues (ex. rue René Soulet)

                                 II.            Les différents besoins des populations :

1.       Les besoins des personnes âgées :

Pour rompre la solitude des personnes âgées, avec l’aide des associations de quartier il faut créer une maison de quartier avec des horaires d’ouverture adaptés, en particulier la journée. Il faut aller au devant de ces personnes qui s’isolent de plus en plus et ne vont pas d’elles même chercher les informations sur les animations proposées.

La maison de quartier de l’Oradou est superbe mais les habitants qui vivent à proximité n’ont même pas connaissance des activités proposées ni des horaires d’ouvertures! Ils  ne sont pas non plus indiqués sur la porte.

Un centre d’accueil de jour pourrait permettre aux personnes âgées de trouver un repas tous les jours, de rencontrer du monde, d’être informé des activités qui leur sont proposées, un accueil temporaire pourrait être prévu pendant les vacances des enfants.

2.       Les besoins des personnes à mobilité réduite :

Rien n’est prévu pour le transport des personnes à mobilité réduite (mais qui ne sont pas handicapées).

3.       Les besoins des familles :

Il n’y a pas assez de crèches,  telle que cellede la rue de l’Oradou (crèche familiale pouce-pouce).

Par exemple la mère d’un bébé de 14 mois habitant allée du coteau, c’est vu annoncer 1 an d’attente !

Il n’y a pas de halte garderie, qui permettrait un accueil de courte durée des petits de 1 à 5 ans.

On supprime des classes de maternelle à Paul Bert.

Il n’y a pas assez d’aires de jeux pour les enfants, peu d’espaces de sport pour les jeunes, pas de stade, pas de piscine.

Il n’y a pas assez d’espaces verts (en dehors du square Abbé Toury). Mais celui-ci est une nuisance l’été pour les habitants qui vivent à proximité. Car il est fréquenté par des bandes de jeunes qui viennent d’autres quartiers et qui font du bruit tard le soir en buvant, puis ils laissent leurs bouteilles vides quand elles ne sont pas cassées. Il est aussi fréquenté par les propriétaires de chiens qui les lâchent dans le square pour y faire leurs besoins. La moindre zone verte disponible est d’ailleurs systématiquement insalubre du fait des crottes de chiens. (ex. rue de la Cartoucherie). Il faut empêcher ces abus.

Il y a de moins en moins de magasins de proximité, du fait entre autre, des problèmes de stationnement.

                               III.            La Sécurité :

Le poste de police le plus proche est celui de la gare, des patrouilles et une activité régulière dans le secteur sont demandées. La petite criminalité est en augmentation et n’est pas trop dérangée. Petits vols et effractions sont constatés chaque jour.

                               IV.            Les Bassins d’orage de la Pradelle :

Les habitants du quartier de la Pradelle sont confrontés depuis des années à une mise en classement de leur propriété en zone inondable. Certains terrains ont eu leur classement rechangé après avoir été vendus, c’est de l’escroquerie ! D’autant plus qu’on constate que de nouvelles maisons sont en construction dans ces zones.

Il reste des jardins, environ 2ha, dont on est supposé faire des bassins d’orage et qui seront probablement une fois expropriés, revendus à des promoteurs immobiliers.

Si toutefois on faisait effectivement des bassins d’orage, il faudrait les utiliser pour créer aussi des espaces verts entretenus, un parcours santé, cela pourrait devenir un lieu de promenade pour le quartier.

                                 V.            Les emplois :

Du fait de la fermeture progressive de tous les commerces, les emplois sont en diminution sur le canton. Il faut encourager les commerçants à continuer leurs activités ou à s’installer.

Les boulangers, petits superettes, coiffeurs, cafés, magasins de journaux, et autres doivent être aidés. Il  faut les regrouper en petites zones commerciales avec parkings et commodités, disséminées dans tous les secteurs.

L’activité économique sera dynamisée par les travaux de rénovation réalisés dans le secteur de la gare.

La création d’un pôle intermodal train/bus/car/voiture/vélo/taxis/tram/parkings, avec une zone commerciale constituée de boutiques, restaurants, hébergement et bureaux seront créateurs d’emplois.

Le TGV sera le moyen de communication le plus efficace entre Paris et Lyon, il favorisera l’implantation de nouvelles entreprises dans la région.

                               VI.            L’environnement :

Il faut favoriser le recours aux énergies non polluantes :

Dans le domaine du transport collectif avec des bus propres,

Pour le chauffage des immeubles et des maisons individuelles,

Inciter l’installation de panneaux solaires,

Développer le tri sélectif,

Rechercher la meilleure solution en ce qui concerne le traitement des déchets, autre qu'un incinérateur.

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Posté par avioniques à 22:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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